12/16/2007

L'histoire d'une grande folle prisonnière du corps d'un simple fou.


Dans un monde enfermé à l’intérieur d’un contenant hermétique rempli à ra bord de fous furieux, de fous angoissés, de fous modestes, de fous braques, de fous majestueux et même de fous du roi…

Existait un simple fou qui jadis fût à l’origine de son essence, une grande folle. Il s’apparentait
aux gens bien ordinaires qu’il côtoyait même si dans son fort intérieur la folle d’origine criait
« Sortez-moi de moi! » Coincée entre sa peau d’homme et son cœur bien aimant, la folle en lui ne pouvait exprimer sa douce folie, elle résistait à la tentation d’être complètement burlesque tout en comptant le nombre de ses poils qui l’ horrifiait à chaque matin. C’est qu’elle aimait le corps pur des hommes sans poil et sans reproche, elle aimait l’odeur du muscle tendu qui offrait à la main une prise forte de virilité. Elle aimait tant sentir le masculin au cœur du féminin.

Cette folle profonde fût attentive à la joie de vivre tout en offrant à tous son amour tel un tourbillon intérieur sortant tout droit de son nombril en mutation. Par contre, elle craignait depuis toujours d’être anéantie par la souffrance de ses quelques orteils malheureuses de n’avoir pas trouvées d’escarpin à talon aiguille. C’est en portant le soulier d’homme qu’elle tua toute sa féminité et par le fait même elle disparu à l’intérieur du simple fou.

Le temps passa…et repassa la chemise noir et la chemise blanche du bon serveur. Il était si simple d’être simple, si correct d’être correct, si seul d’être seul. Sa grande folle n’étant plus, il savourait la platitude de son existence de simple fou à chemise repassée. Propre et à sa place, délicatesse d’être sans broncher, seulement exprimer un doux chant populaire, il était un simple fou dans le grand contenant vide de sa vie. Pas d’amour autre que le sien pour tous et chacun, toujours à l’écoute, toujours en première place d’une soirée éphémère. Le fou désirait secrètement la grande folie, les plumes, les lumières, les éclats de rire, les jouissances totales qui nous conduisent au septième ciel. Il en désirait plus que pas assez, mais pauvreté d’être si simple quand on refuse de porter l’escarpin à talon aiguille.

Et puis, le temps devint différent…L’absence de chemise noir et blanche parties aux quatre vents, avait su être le mouvement de sa libération. Maintenant, il était fin prêt à retrouver la folle en lui. Recherche intérieur, creusage d’illusion, dynamitage du passé, retrouvaille avec sa tendre folie. Nul besoin de chausser l’escarpin à talon aiguille, c’était-il dit.
C’est par un temps plutôt clément qu’il fit le choix d’être folle à nouveau tout en conservant son habitat masculin, son corps filtre de ses peurs avait enfin libéré le simple fou coincé dans sa torpeur. Voilà qu’ il s’aimait dans son entièreté du masculin jusqu’au féminin. Et c’est ainsi qu’il s’accomplit dans son rôle à la perfection, il compris que son passé imparfait se juxtaposait à son participe présent, enfin l’ombre de ses peurs trouva l’équilibre dans la lumière de ses joies.

Pour les 40 ans de mon ami Stéphane Castellon.Décembre 2007.

12/09/2007

Les biens penseurs...

Quand j’écoute le monde des biens penseurs penser à voix haute, j’entends dire que l’monde est bien-mal-coincé en lui-même. J’ouvre mon écran visuel présentateur témoin de nous-même et j’entends dire que ça ne va pas très bien ici!
Semble-t-il qu’on ne fait pas assez d’enfant, tandis qu’ailleurs on en fait trop, ici on ne pense qu’à notre p’tite personne, tandis qu’un peu partout ailleurs on y pense pas assez. Pourtant j’observe tout ça et je me dis que c’est dans l’ordre des choses, ici et ailleurs l’être humain évolue dans un présent en changement. Évidemment y’a des manques de trop plein et y’a des trop pleins qui manque à l’humain, y’a d’la misère dans les coins noirs, et y’a l’espoir dans les coins blancs.

Seulement on ne sait plus, on se cherche, en fait on cherche la sainte paix dans l’oasis du calme à même nous-même, on croit en nous tout en redoutant les autres. On prend parfois le risque d’être dans l’erreur, en sachant que tôt ou tard on se trompera soi-même. On oublie nos belles promesses tout en oubliant aussi ce que le gros bon sens cherche à nous dire. Mon écran visuel me dit de la bouche de ceux qui semble tellement avoir tout compris que tout ça ne va pas aller vers le mieux, demain sera pire.
Semble-t-il que nous sommes des êtres dépressifs à devenir, pour certain c’est déjà fait, ils le sont et ces malheureux êtres propagent involontairement le virus de l’anéantissement de l’homme, de la femme jusqu’à l’enfant. De plus, la terre est malade, la nourriture est mal saine, l ‘humain vit dans un monde qui ne tourne pas rond. En fait le monde ne tourne plus vraiment, il est coincé en haut de la grande roue d’un manège brisé qui ne procure plus aucune sensation d’étourdissement. On s’étourdit donc soi-même, on va et viens vers rien et de nul part on retourne chez soi, content d’être seul à l’intérieur de son contenant vide dans un monde qui se vide de lui-même.

C’est que tout ça m’apparaît insensé, y’a rien de réjouissant, rien de captivant, on nous donne des résultats calculés à même l’échelle sociale d’une quantité de faits divers qui se soustrait aux faits à devenir. On n’a pas encore vécu le futur qu’on nous dit qu’il sera ainsi plus tard, et qu’aujourd’hui faites votre possible pour maintenir les prédictions, on veut avoir raison de penser que tout va vraiment mal aller. La mauvaise nouvelle se propage, elle s’infiltre en nous et on commence à s’abandonner au désespoir…et ainsi on ajoute notre nom à la liste des dépressifs.
Un de plus, ça va bien, la moyenne augmente, continuer brave gens, abandonnez-vous à la dépression, on a pas de solution mais au moins on a créé un bon remède qui donne l’impression que tout va aller beaucoup mieux pour vous.

Quand mon écran de bien-penseur me dira qu’il est temps pour tout l’monde de prendre le fameux remède anti-dépressif et bien je me lèverai debout et j’éteindrai mon bien-penseur télévisé.
C’est alors que je mettrai mes plus beaux vêtements de circonstance, j’ouvrirai la porte de ma maison, et je sortirai dehors prendre de grandes respirations. J’inspirerai la vie en moi et ainsi j’allumerai mon feu vital, ma lumière brillera si fort qu’elle éclairera un nouvelle voie.J’avancerai doucement un pas à la fois. Je sentirai la terre me porter sur elle. J’irai à la rencontre des autres, le sourire au visage, j’accepterai que mes yeux expriment l’espoir. Et dans mon regard sur l’autre je lui dirai qu’il n’est pas seul, je suis là et qu’avec moi il y a eux et les autres qui ne sont pas encore visibles mais qui le seront un jour ou l’autre. Nous marcherons ensemble vers un avenir incertain selon les certains qui pensent fort, qui réfléchissent, qui font les comptes pour nous. Les prédicateurs de notre fiscalité finale n’auront certainement pas le dernier mot.

12/04/2007

D'l'amour...

C’t’une journée de tempête dehors mais en dedans c’t’une journée d’printemps.
Y’a du jaune qui jaunit le vert jusqu’à oranger le rouge.
Y’a du soleil qui émane de tout partout.
Et pourtant y’a du mauvais temps au rendez-vous,
pis y’a même prit la place de mon rendez-vous d’aujourd’hui.
Mais j’suis pas obstineuse avec la nature, c’est toujours elle qui a le dernier mot.
C’est elle qui décide de nous autres, et non l’contraire.
Fais qu’aujourd’hui, j’vie intérieurement ma journée d’printemps,
même si c’est l’hiver à pleine pelletée d’neige!!
J’m’en fou complètement d’la grosse tempête, moi j’reste en dedans bien au chaud,
pis j’profites de ce moment de tempête de vie pour me reposer l’esprit
pis m’donner d’l’amour en même temps.…
C’est que j’en ai tout plein d’amour, ça déborde de partout.
Pis j’vous dit que depuis quelques jours j’en ai reçu d’l’amour
comme c’est pas permis par la LOI DES SANS COEUR.
Ahhhhhhhhhhhhh!
C’est tellement bon, d’l’Amour.
Ça te chavire le cœur d’une vague de plaisir, ça te rempli d’émotion en t’en faire perdre la raison, ça te donne une dose de grand OLÉ juste pour te faire danser,
pis ça t’sort d’la misère, le temps de l’dire te v’la à chanter ta joie de vivre.

J’me demande ça vient d’où c’t’amour-là?
J’le sais donc pas, mais j’aimerais ben l’savoir.
Ça s’cache où?
Ça s’ressemble à quoi?
Ça sens-tu quelque chose en particulier?
Ça arrives-tu juste au moment où tu traverse une grosse tempête de vie…

Pourquoi y’en a plein qui en ont pas?
Y’ont pas droit eux autres d’en avoir d’l’amour?

En tout cas….c’est comme ça…..

(Silence)

«Vivre en amour tout les jours c’est aimer tout le temps du moment que l’on sait
que la vie se vit, sur la terre comme au ciel universellement.»

Simple chanson d’un honnête chanteur de ma jeunesse qui en passant était très beau monsieur. J’me souviens pas de son nom mais je me souviens de ce qui se dégageait de lui
pis je m’souviens que j’avais ben aimée son message…
Dans ma peau d’enfant l’frisson d’l’amour m’avait traversé.
Pas que j’en avais pas…
C’est juste que j’savais pas toujours comment l’ressentir c’t’amour là.
Des fois c’était à travers une simple chanson….
D’autres fois c’était en jouant avec un ami…
Souvent c’était en caressant un animal…
Ça venait de pleins d’façons dans différentes situations à n’importe quel moment d’la semaine.
Ça ne s’annonçait pas en disant :
« Hey! Me v’la ouvre ton cœur….j’arrive!!! »
Ça fait qu’aujourd’hui j’prend pas chance, j’laisse mon cœur ouvert au cas où l’amour passerait par là, à travers une autre chanson, un texte, un film…ou ben à travers une personne qui m’dirait :
« Hey! Me v’la ouvre ton cœur…j’arrive!!! »
Je vous aimes.