8/21/2008

Vacance dans le Bas du Fleuve.

Laissez moi vous raconter mes vacances qui se sont déroulées en famille dans le Bas du Fleuve plus précisément à St-Germain de Kamouraska. Nous étions là pour une semaine avec mes beaux-parents dans une petite maison de campagne des plus familiale et de plus le soleil était avec nous!

Le 16 août, jour de la pleine lune et quelle pleine lune se fût dans tout ce qu’une pleine lune peut générer comme effet sur l’ensemble de tout ce qui vit, autant pour les animaux que les humains. J’ai vécue un raz de marée intérieur à la puissance au carré, imaginez l’intensité émotionnelle que cela a pu représenter.
Les vacances ont débutées le Vendredi le 15 août...
Tout va bien, on s’amuse, on découvre la nature tout autour de nous…et puis lors d’une petite promenade à pied avec les deux filles, nous avons fait la rencontre de deux jeunes garçons jouant avec leur gros chien, un bouvier bernois.
J’aime ces chiens qui ressemblent à de gros nounours, celui-ci se nommait Pinceau, nous avons demandés aux garçons si nous pouvions le flatter, je sentais que le chien n’était pas très ouvert aux étrangers et je ne me suis pas trompée sur lui. Une fois qu’il est venu à nous, nous avons fait preuve de délicatesse à son égard mais pour sa part, il a ressenti la peur en lui, résultat il a attaqué Sofyane la plus jeune des filles. Subitement, il a mordu son bras sans crier garde.
Pauvre petite, elle était complètement apeurée ne comprenant pas ce qui venait de se passer.
Moi-même, je fût secouée par le comportement agressif de ce gros chien…Tout de même Sofyane s’en est bien tirée avec seulement quelques égratignures sur le bras et une bonne frousse.

Samedi le 16 août, deuxième journée de nos vacances. Une magnifique petite chatte toute jeune est revenue nous visiter, elle qui flânait autour de la maison depuis quelques jours. Les enfants sont tombés amoureux d’elle, moi aussi d’ailleurs. Elle était si belle, si gentille, elle se laissait aimer par toute la famille. Nous l’avons nourrit, elle qui était si menue…Et puis les enfants m’ont demandés si nous pouvions la garder avec nous. Je ressentais qu’elle voulait faire partie de notre famille, alors j’ai dis oui aux enfants même si mes beaux parents n’étaient pas vraiment d’accord avec nous, ils avaient leurs raisons. En cette journée de pleine lune, nous avons nommé la chatte LUNA, un nom tout à fait désigné pour elle.

Le soir venu, nous sommes parti visiter René le cousin de Sylvain, il vit dans une maison de rêve sur le bord du Fleuve, isolé de tous dans un lieu champêtre. Le vin était bon et René des plus accueillant. De retour à la maison, Luna n’était plus là….elle ne répondait pas à notre appel. Le lendemain, nous avons commencés à douter des grands-parents, croyant qu’ils s’était débarrassés de la petite chatte en notre absence. Nous doutions à cause de certaines circonstances…mais nous étions évidemment dans l’erreur. Tout ça est allé trop loin. Nous étions au prise avec un doute qui grandissait dans nos cœurs…et puis…n’en pouvant plus j’ai osée en parler aux personnes concernés. Résultat……l’orage à éclaté dans tout les sens, même le ciel s’est déchaîné en unisson avec nos émotions. Ce fût un moment rempli d’énergie qui se confrontait, j’ai pris mes distances, allant me recueillir un peu plus loin tout près de l’église du village. J’étais si fébrile, mon cœur saignant le remord et la culpabilité. J’ai demandée pardon et je me suis pardonnée…heureusement tout est redevenu calme pour nous tous.

Au cours des jours qui suivirent, nous avons fait connaissance avec deux magnifiques juments appartenant à René, le cousin de Sylvain. Lili l’affectueuse et Toscane la tête forte. Elles étaient accompagnées de leur fidèle amie Charlotte, une gentille petite chienne qui vit en communauté avec elles. Ce fût une rencontre inoubliable, elles se laissaient approcher sans nous craindre, nous les avons nourris et caressés, nous les avons tant aimés. J’ai réussi à capter des images de nos rencontres, elles resteront pour toujours le plus souvenir de mes vacances dans le Bas du Fleuve. Les chevaux m’ont beaucoup appris… J’ai d’ailleurs vécue une expérience qui aurait pu mal tourner pour moi, mais je m’en suis sortie presque indemne, je vous raconte.

Mardi le 19 août, journée de l’anniversaire de Sofyane. Nous nous sommes rendus à une écurie tout près du lieu où nous habitions, Sylvain nous a offert aux deux filles et à moi une randonnée à cheval. Marie-Claude la propriétaire de l’écurie fût notre guide, elle prit le temps de nous expliquer les risques que comporte une randonnée à cheval et elle a ajoutée que depuis quelques jours ses chevaux étaient particulièrement agités par la pleine lune et les orages, elle même semblait plutôt nerveuse…Elle s’était cassée une orteil et portait un bandage au pied. Nous sommes parties sans Sylvain, il ne pouvait se joindre à nous faute d’avoir un cheval à sa disponibilité. Donc, Marie-Claude notre guide, Stéfany, Sofyane et moi-même étions toutes les quatre à dos de cheval pour une durée d’une heure trente. Sur le chemin, nous avons rencontrées quelques difficultés avec nos chevaux qui étaient définitivement très agités, la mienne était en gestation et n’en fessait qu’à sa tête en dévorant tout sur son passage. Le cheval de Stéfany était plus docile me suivant de très près tandis que la petite jument de Sofyane prenait sans cesse du retard sur nous tous devant galoper la plus part du temps afin de nous rejoindre. Notre guide Marie-Claude était plutôt impatiente envers Sofyane, elle lui criait ses recommandations au lieu de prendre le temps de lui expliquer comment mener sa jument. Je commençais à ressentir une certaine nervosité dû à l’attitude de notre guide, ce qui semait en moi encore une fois un sentiment de doute. Sa façon d’être avec ses chevaux ne m’inspirait pas confiance. Nous avons empruntées un chemin asphalté, et je me disais intérieurement que si j’avais a chuter de mon cheval je préférais tomber dans le champs dans les herbes folles.
J’ai tout de même réussi a chasser cette mauvaise idée de mon esprit, sachant que je serais mieux d’avoir confiance plutôt que de m’inquiéter. Et puis nous avons traversées un premier champs jusqu’à un petit boisé, je me concentrais sur la beauté du paysage tout en parlant à ma jument RUBIS, je lui disais qu’elle était gentille de me transporter sur elle tout en la remerciant pour cela. Une fois sortie du boisé, ses pattes étaient couverte de bouette, elle se dirigea devant les autres et glissa dans un petit fossé. C’est à ce moment précis qu’elle partie en peur et me propulsa vers l’avant avec son arrière-train. En quelques secondes sans rien comprendre de ce qui venait de se passer, je me suis retrouvée au sol.
J’étais là dans un champs, les yeux ouvert sur le ciel.

Le corps blessé, ébranlée par la chute, je me suis mise à verser des larmes de douleur. J’étais sous le choc, entendant la voix de notre guide qui criait aux filles de descendre de leurs montures.
Je me suis sentie complètement perdu en moi, le souffle coupé, le cœur blessé, je n’osais plus me relever craignant le pire. J’étais sonnée comme une grosse cloche qui tombe à la renverse. Et puis doucement je me suis assise, essayant de comprendre la situation. La guide me disait de prendre mon temps avant de me relever ce que je fis. Au bout d’un certain temps, j’étais à nouveau sur mes deux pieds, étourdie et anxieuse, mon cœur se débattant dans ma poitrine.

Ce fût la fin de notre excursion à cheval…le retour c’est fait à pied, 40 minutes de marche qui m’ont semblées interminables. J’étais sous le choc, essayant de me contrôler au niveau de mes émotions, le cœur sur le bord des lèvres, j’avançais en boitant de la jambe droite. Rubis m’a jument n’en faisait qu’à sa tête me poussant vers la gauche tout le long du trajet à pied. J’étais épuisée et complètement dépassée par cette fâcheuse situation. C’est à ce moment que notre guide a corrigée ma jument en la frappant au visage…j’étais sans mot.

De retour à l’écurie, j’ai remerciée la vie d’être en vie…Cette expérience m’a profondément marquée, et mon respect pour le cheval est devenu encore plus fort en moi. La puissance de cet animal est remarquable, il mérite notre respect, j’étais peu de chose pour ma jument, elle qui d’un simple mouvement du derrière a réussit à se débarrasser de ma présence sur son dos. Je sais que je vais remonter un jour à cheval mais pour le moment je me guéris de cet incident, mon corps a reçu un choc assez violent pour me ralentir quelques jours.

Que d’émotions en si peu de jours, que d’aventures vécues au cœur d’une nature des plus majestueuses… La pleine lune a fait son œuvre comme toujours, nous étions comme la marée avec nos hauts et nos bas. Je garde en mon cœur le sens du mot respect, voilà une leçon que je n’oublierai pas de si tôt.

Et pour terminer je m’en voudrais de ne pas mentionner la présence de Simon, le plus vieux de la famille qui a travaillé durant toute la durée de nos vacances sur la ferme familiale en compagnie du cousin René, il était dans son paradis et n’a vécu aucun incident…Comme quoi il est sain de travailler sur la terre!!!!

Je vous laisses avec cette dernière image, elle représente pour moi le moment de grâce de mes vacances dans le Bas du Fleuve. Lili et Charlotte ont été de merveilleuses bêtes débordantes d'amour...Merci à vous deux mes belles amies à quatre pattes.




1 commentaires:

Brijit a dit…

Toute une semaine ma belle... Comment te portes-tu maintenant? On se demande des fois pourquoi les gens font leur travail s'ils n'ont pas envie de le faire...

Gros câlins à toi xoxoxo