9/24/2008

La Grosse Pute!

J’suis c’que j’suis
même si ça vous contrarie
Car voyez -vous…
J’suis une grosse pute de chat
qui frôle le ridicule mais vu que ça tue pas…
J’laisse aller mes bas instincts
tel un gros lapin...
Même par temps maussade
j’suis totalement suave...
C’est comme ça!
C’est mon rôle de chat…

Ahhhhhh!!!!
Un chat ça jouie de lui
Un chat c’est malin de plaisir
Un chat ça paresse comme un roi
Chassez- moi si ça vous chante…
C’est moé le vrai chasseur.

Grrrrrrrrrrrrrr… J’m’ amuse avec mes proies
J’l’ai agrippe une à la fois
J’l’ai laisse un peu en vie
pour qu’ils apprécient c’que j’suis.

Délivrées de leur souffrance... ils m’en remercient!
Et oui, c’est moé la grosse pute de chat
qui frôle le ridicule...
Mais vu que ça tue pas...Jouie d’la vie jusqu’à mort s’en suive.

N.B. Ici j'utilise le qualificatif de Grosse pute, car c'est ainsi que les enfants ont surnommés notre chat Merlin. Au début j'avais quelques réticences envers ce surnom mais bon...aujourd'hui je dois bien admettre que notre chat est définitivement une vraie grosse pute. Que voulez-vous la vérité sort toujours de la bouche des enfants!!!



9/16/2008

Je suis FISH-U !


Vivait au fond d’un lac le gros Fish & Red. Tout ceux et celles qui le côtoyait s’accordaient pour dire qu’il avait une grande gueule. Fish & Red était avare de lui-même, il se vautrait dans une sorte de supériorité envers ses con-frères plutôt insignifiants. Toujours est-il….que paraît-il…que Fish & Red s’est retrouvé au cœur de cette histoire qui m’a été racontée par un pêcheur bon parleur, possédant lui-même une des plus grandes gueules de ce pays.

Fish & Red nageait comme à l’habitude dans l’immensité de son lac, il se prélassait sous les rayons du soleil du midi. Pour lui, se dorer la couenne était devenu une sorte de plaisir charnel qui lui donnait évidemment un teint des plus enviable. Le rouge de ses écailles était reconnu comme la couleur a portée, bon chic bon genre, il se plaisait à vivre dans la luxure de sa beauté.
C’est au moment où il revenait à lui-même en refermant sa grande gueule qu’il avait prit soin de laisser ouverte… qu’il s’aperçu qu’elle ne fermait plus aussi bien qu’à l’habitude.
C’était comme-ci quelque chose avait pénétré dans son orifice buccale…..Hummmm…hummrrrrrrr !!!
Enragé par cette situation, il commença à grogner de l’intérieur…Mais voilà que ce grognement ne provenait pas de lui, ne comprenant pas trop de quoi il en découlait, il ouvrit à nouveau sa grande gueule. Évidemment il ne pouvait voir ce qui se logeait dans son fort intérieur , il essaya d’envaler la chose mais en vain….rien ne bougea. À nouveau il envala mais cette fois-ci avec tellement d’intensité que la chose s’agrippa férocement à l’intérieur de ses joues. Le douleur fût si atroce que Fish & Red paniqué se mit à gigoter de tout bords tout côtés. Se débattant comme un diable dans l’eau bénite, craignant le pire….Et effectivement le pire était bien là.
Et qu’est-ce qui est le pire pour un poisson?…..
Un chat aquatique…Et oui….un chat aquatique comme personne n’en a jamais vu. Un chat bon nageur, un chat qui n’a pas peur de se mouiller. Et comment se fait-il qu’un chat puisse se retrouver à l’intérieur d’un poisson? À vrai dire je ne sais pas trop comment, ni pourquoi une telle chose s’est produite mais ce que je sais c’est que tout ça est bien réel dans cette histoire que je vous raconte.
Telle une malédiction Fish & Red fût au prise avec ce chat dans la gorge durant toute son existence. Jamais il ne pu s’en départir car les chats aquatiques sont de vilains matous…Vous savez lorsqu’ils choisissent de demeurer dans un poisson c’est pour la vie. Ils s’installent à l’intérieur de ce qui leur sert d’habitat et attendent la venue de petits poissons afin de se nourrir. C’est comme un garde-manger vivant qui leur assure une abondante source alimentaire ainsi qu’un lieu confortable où vivre paisiblement.

Après plusieurs années, Fish & Red qui était devenu complètement dépressif eu une idée qui frôla la démence…Il décida de ne plus se nourrir, affichant une simple pancarte où y était inscrit :
Je suis Fish-U!
En très peu de temps, il commença à perdre de sa vitalité, par le fait même la chat aquatique s’en trouva prisonnier. Misère…Ce dernier n’ayant pas soupçonné un tel geste de la part de Fish & Red, était à son tour condamné à mourir de faim.

Au bout d’un certain temps, approximativement 11 jours…Fish & Red ainsi que le chat aquatique trouvèrent la mort. Une mort douloureuse. Une mort atroce. Une mort comme on n’en souhaite à personne. Vous savez, cela aurait pu être différent, si Fish & Red avait su accepter la présence du chat aquatique, s’il avait réussit à surmonter cette épreuve cette fin aurait été une fin heureuse. Tout deux auraient co-habités ensemble en prenant soin l’un de l’autre, tout deux auraient appris à développer une relation intime et constructive. Mais au lieu de cela, Fish & Red a choisi de mettre fin à cette union, en fermant sa grande gueule, il n’a qu’empiré sa situation et il s’est refermé sur lui-même.

La morale de cette histoire…Et bien….Si tu as une grande gueule et que tu t’en sert seulement pour exprimer ta supériorité, saches qu’un jour ou l’autre tu finiras par te la faire fermer!!!


9/10/2008

Il y a ...


Il y a des peut-être qui se termine en jamais.
Il y a des j’aurais dû sans regret.
Il y a des impossibles devenu possible.
Il y a des circonstances qui m’entraînent dans une folle danse.
Il y a des hasards qui n’en sont pas.
Il y a des choix qui s’imposent d’eux-mêmes.
Il y a des moments tout simplement magiques.
Il y a des rencontres qui changent ma vie.
Il y a des situations où je ne tourne plus en rond.
Il y a des visages que je n’oublie pas.
Il y a des jours gravés dans ma mémoire.
Il y a des blessures qui guérissent bien.
Il y a des amitiés éternels.
Il y a des nuits qui portent conseil.
Il y a des plaisirs des plus charnels.
Il y a des joies qui s’expriment par ma voix.
Il y a des événements des plus marquants.
Et il y a l’amour qui rend la vie tellement plus belle.

9/05/2008

Encore de Retour...

En d’autres temps j’aurais probablement fini par me torturer l’esprit jusqu’en m’en étourdire l’âme, j’aurais même persévérée dans la torpeur de mes ennuis générateurs de ce qui blesse ma confiance en moi.
Mais en ces temps nouveaux remplient de cette nouvelle énergie, je constate une énorme différence dans ma façon de percevoir les événements de ma vie.
Et pourtant je cherche encore et encore...Mystère et boule de gomme!
« Dis-moé donc qué-cé qui s’passe? Dis-moé donc le mot magique à prononcer de ma voix pour qu’enfin apparaisse autre chose derrière tout ça?
Dis-moé…Dis-moé que j’entende le son de ma réponse afin que j’arrête ma quête d’absolu.
Je dois-tu offrir ou demander? Je dois-tu courir le marathon jusqu’à la ligne d’arrivée?
Où êtes-vous les autres perdus dans l’même bateau de galère de cette mer de monde?
Faites-moé signe…où êtes-vous? Agiter votre p’tit drapeau que je vous r’garde de loin et que je me rapproche de vous afin qu’on collabore ensemble à rendre ce monde meilleur. »

J’en suis là à vivre dans le bas avec ma haute destinée, je sais que l’temps est couvert mais je sais aussi que le soleil est derrière tout ça. Je m’en retourne à mon mur, ben oui…mon mur peint de mes idéaux magiques, y’a déjà un oiseau qui de sa race d’Héron vole en direction d’une nouvelle destinée. Et depuis, je m’enracine chez moi afin d’avoir toujours ma place pour m’y reposer, y’a un arbre qui trône sur mon mur, il est fait pour le moment d’ombre et de lumière. Il se tient debout sur ses racines en compagnie de sa forêt. Mon cœur palpite à la vue de la démesure de mon mur…Un mur comme les autres enjolivé de formes et de couleurs. Ben…j’pourais partir mon entreprise de murale-maison, mais c’est pas ça que mon cœur me dit…Ah! Celui-là toujours obstineux de faire les choses à sa façon. Vous savez…mon cœur veut partager ce qui l’habite, il veut pour moi comme pour les autres qu’on exprime notre joie débordante d’amour et d’humour. Il veut écrire les mots ressentie en lui, il veut les exprimer, les partager pour les rendre plus abondants. Il m’a même dit qu’il serait temps pour moi de sortir de chez nous, d’aller propager la bonne nouvelle que tout change ici même dans ce monde. Des fois je l’écoute, des fois je l’ignore, ça c’est de la faute de mon mental, celui-là comprend rien à l’amour. Ce dernier me répète que j’ai besoin d’argent, que je dois trouver une solution, que je dois travailler sans cesse pour parvenir à mes fins et enfin il soupire a défaut de n’être pas écouté. Car mon cœur parle plus fort, il me dit d’avoir la sainte confiance en moi, de m’aimer et de choisir ce qui le fait vibrer.
Alors…les autres comme moé….Où êtes-vous? Je sais que vous êtes là avec le même amour a partager, je sais que je vous ai souvent abandonnés, je vous demande pardon pour cela…Maintenant, je suis de retour.


9/04/2008

Le retour.

Le sol de la terre a composté mes peurs.
J’y avais enterré mes cris libérateurs.
À genoux je me suis couchée visage contre terre.
J’ai enfouie mes mains entre les racines d’un arbre.
Mes yeux fermés, ma vision est devenu clair.
J’ai vu le monde à l’envers.
Ce qui m’a fait perdre une fois pour toute ma raison.
Ma foi fût ébranlée par un mélange de douleur qui a bien faillit me tuer.
Ma mort planait tout autour de moi.
Elle me sifflait à l’oreille le chant des anges.
Et puis des bestioles ont cherchés à me dévorer.
Pénétrant mes orifices jusqu’à mon cœur.
Créant ainsi un déséquilibre intérieur.
J’ai laissée le temps faire son œuvre.
Je me suis reposée de ce monde de dualité.
Combattante je suis devenue nonchalante.

Et puis lentement, la semence divine a germée en mon centre.
Ils sont de retour ces anges venues frapper à ma porte.
Quoi que j’en pense, ils ne m’ont jamais quittés.
Quoi que j’en dise, ils ne me dévoilent que la vérité.
De retour à la vie.
De retour à l’amour.
Dirigée par une lumière jaillissant de l’intérieur.
Je reviens à l’essentiel de ce que je suis.
Je suis de retour à ma source.
Enfin, je vis l’expérience ultime de la vie.

Corde à linge.

Photo Stéphane Castellon

Sur une corde raide me voilà suspendu entre ciel et terre.
Sans crainte je me laisses ballotter aux quatre vents.

Il est bon de laisser sécher ses larmes entre deux tempêtes et de s’étendre
de tout son corps dans le vide de nos illusions.

Légèreté d’être dans la matière, réchauffé par une lumière des plus intenses.
Et voilà que je me permet à nouveau d’être à la merci du vent.

Signe du temps qui passe et qui ne reviendra jamais.
Je m’accroche à ma corde raide devenue en ce jour corde à linge.
Souplesse du vêtement qui sèche au soleil, balayer de la grisaille d’un ciel trop sombre.
L’été qui s’achève me chante à l’oreille que le ciel accueille toujours nos regards remplient d’émerveillement.