11/27/2008

ಲೇ ಮೊಂಡೆ ಮ್'ಅ ಲ'ಏರ್ ತೌತ್ ಕ್ರೊಚೆ.

Texte écrit à l’occasion de la Kermesse des Trois Grâces
–Prestation devant public.
L’monde m’a l’air tout croche…
Plein d’anicroches, débordant de filages multi-croches.

J’ai beau me creuser l’cerveau j’en arrive toujours pas à rejoindre les deux bouts de fils qui m’sert de trop.

Y’a toujours ben beau croire à tout ce qu’on nous raconte…
À entendre dire tellement d’histoires sans dessus-dessous,
tout est à l’envers du haut en bas.

Me v’l’as-tu pas viré tout bords tout côtés,
avec le mal de cœur, l’estomac en colimaçon,
pis l’derrière en tire-bouchon.

L’monde m’a l’air aussi croche que je l’suis, plein d’anicroches,
pis de tout croches, crochetés les uns par-dessus les autres.

Tout ce beau monde de gens comme moé, qui marche sur deux pattes, les baguettes en l’air, les yeux orbitaux, la bouche mal propre de nos propos, dégoulinant sur nos beaux manteaux de belles parures genre pelage d’animaux.

On peut ben s’cacher dans nos fourrures synthétiques, s’parader comme-ci on méritaient d’être prit en photo. Y’a des jours, où j’me peux pu d’être devenu du bétails à deux pattes, les baguettes en l’air,
les yeux d’une bête étrangère.

J’m’en peux pu d’avoir une bouche mal propre pour mes semblables, leur bavant en pleine face, oubliant de m’excuser d’être si misérable…L’impardonnable sottise de croire que je finirai par devenir brave…
Me fait sentir tel un fromage.

Si au moins j’étais foutu de me percher sur un arbre comme maître corbeau, j’aurais au moins la satisfaction de m’sentir beau.

Mais l’monde m’a l’air si croche que je m’accroche à ma peau,
même si j’ai peur qu’elle se déchire en lambeaux
pis que j’me retrouve avec juste mes os.

Là j’vas avoir tellement frette que j’vas mettre à maudire l’hiver…Calvaire!
Pu d’peau j’aurais moins l’air beau, les veine à l’air,
c’est pire que des fesses…
L’air d’avoir l’air sans pu rien avoir… Il me restera ben un p’tit rien qui pourra peut-être plaire ou ben servir à quelque chose - J’sais pas?…
Me semble qu’une fois qu’on a perdu sa peau…
On peut toujours s’remette un manteau
d’une belle parure genre pelage d’animaux…

J’enfilerai donc…Une peau de léopard pis j’me déplacerai tel un jaguar.
J’irai me pavaner dans les plus beaux marchés
et tous voudront me posséder…
Pis, c’est à ce moment là que je me dépossèderai de ma peau
d’où j’étais caché, tous en resteront bouché-bée de voir toute ma vulnérabilité.
Pu de peau, juste mes os, enfin dévoilé dans ma plus pure humanité.

On criera le Messie est revenu…Alléluia fêtons Jésus!
La naissance d’un nouveau sauveur, sauveur de peau,
sauveur du troupeau.
Suivez - moé ma gang de bétails, c’est moé le fils adoré,
c’est moé que notre père nous a envoyé en ce jour glorifié!

A - m - e - n
Je vous le dit, je suis dieu moé aussi.
Je suis divin même si j’ai l’air de rien.
À vif pour vous plaire, je suis le divin de l’espoir.
Espoir de survie de nos folies passagères...
Et de nos bêtises humanitaires.

Je vous le dit, parole d’honneur.
Rendons grâce à nous parce que cela est juste et bon.
Il est juste et bon de proclamer sa voix au delà du passé…
S.V.P ne succombez pas à la tentation…de vous venger.
Ne succombez pas à la diversion de nos sociétés.
Gardez-vous du mal, cela est bien.

Je vous le dit, je suis dieu moé aussi.
Dieu de l’amour sans peau tout autour.
Dieu de joie sans prière, ni croix.
Dieu de la vie éternelle, qui a mit de côtés ses ailes.

Vivons le bonheur en levant notre verre.
Entre le ciel et la terre qui sont rempli de notre foi.
Buvons à notre santé, buvons à notre gaieté.
On s’en portera mieux pis on vivra plus heureux.

Oui…Oui, il est grand le mystère de la foi.
Ne regardons pas nos péchés
mais seulement la leçon que nous devons en tirer.
Pour que notre volonté soit faite, faisons un p’tit effort.
C’est pas d’un miracle qu’on a besoin.
Mais d’un bon coup d’pied au cul.

A - M – E- N
Je vous le dit, je suis dieu moé aussi.
Venu célébrer avec vous autres aujourd’hui.
Dans l’unité parfaite de nos grands esprits.
Tout honneur pis toute gloire Pour des siècles et des siècles…

Pis comme par miracle…

L’homme tout croche que j’étais est enfin ressuscité des morts mais ne montera pas jusqu’aux cieux.

Et je ne m’asssirai pas à la droite d’aucun Dieu tout puissant.
Non, je resterai ici bas avec vous afin d’apprendre à m’aimer

et à jouir d’la vie.
Tous, nous nous aimerons, tous nous nous célèbrerons.
J’aurai l’air de ma chanson, j’aurai même d’la musique qui jouera dans mon cœur.
Et je chanterai Oh Ma JOIe,

en dansant comme un diable dans l’eau bénite.

Libéré de ma vieille peau, je m’en ferai pousser une autre.
Une belle peau basanée avec des motifs agrémentés d’or et de diamants.
Ma lumière émanera sur vous tous, et nous deviendrons souverains de notre destin.
C’est ainsi que nous vivrons en ce monde d’humanité transformée en divinité.

Enfin dieu sera partout et même en chacun de nous.
Divinité bien ordonnée commencera par soi-même.
Alors Soyons Divins et libérons-nous de notre petit humain.
Alléluia
Alléluia
Je vous le dit…Nous somme Dieu nous aussi!

11/26/2008

ಲ ನತುರೆ ಎಟ್ ಲ'ಎನ್ಫಾಂತ್.

Mais qu’est-ce qui nous arrive? –Demande celui-ci.
Je ne sais pas trop! –Répond celui-là.
Mais comment faire pour être certain qu’il n’arrivera rien de grave? –Ose demander celui-ci.
Je ne sais pas…–Ajoute celui-là.
Nous sommes perdus, tout est foutu, il n’y a plus rien à faire, on attend la fin…- Hurle un autre au loin.


Mais que se passe-t-il? – Demande l’enfant.
Je ne sais pas trop! – Répond l’adulte.
Nous sommes perdus, tout est foutu, il n’y a plus rien à faire, on attend la fin…- Hurle l’autre au loin.

Un oiseau passe dans le ciel en chantant…


Mais que se passe-t-il ? – Demande l’oiseau.
Nous l’ignorons! –Répond celui-ci, celui-là, l’adulte et l’autre au loin.
Moi je crois que je sais! – Répond l’enfant.
Toi tu sais? – Dit l’oiseau.
Oui, je sais mais eux ne savent pas. – Dit l’enfant.
Comment pouraient-ils le savoir? –Demande l’oiseau.


L’enfant reste là debout les yeux rivés sur l’oiseau, ce dernier s’est perché sur une branche tout près de l’enfant. Ils se regardent et ne disent plus mot, seulement un écho au loin se fait entendre, chuchotant les derniers mots prononcés par l’oiseau.
Celui-ci, celui-là, l’adulte et l’autre au loin ne comprennent pas.
Une peur paralysante les envahit, les regrets du passé refont surface en chacun d’eux, Un goût amer d’une vie sans saveur, accompagné d’un vague souvenir d’une enfance oubliée.
Pourtant le soleil brille comme jamais, la lumière qui émane des arbres et des fleurs transperce le regard de l’observateur. L’enfant sourit, il sait que tout est magie, au sens le plus noble qui soit, lui qui est si jeune et pourtant il possède déjà la connaissance de son être profond, mais il ne sait pas comment l’exprimer, ni à qui le partager. L’homme…l’homme ne sait pas, l’homme ignore d’où il vient, l’homme ignore où il va, l’homme ne sait pas qui il est.
L’enfant prend enfin la parole…

« Mes yeux et mon cœur sont grands ouverts, je vois mille et une raisons d’être émerveillé par ce qui m’entoure. Je refuse de croire que tout est fini. Je sais que le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais uniquement par manque d’émerveillement. Je sais que la vie est une aventure grandiose et que nous nous contentons de subir les événements au lieu d’en comprendre les leçons. Je sais aussi, que grandir ne veut pas dire mourir et que vieillir est un cadeau pour celui qui acquière la vraie sagesse des années passées. Je ne possède rien d’autre que ma vie, je suis un enfant libre mais je sais aussi que je devrais prendre garde de ne pas subir l’influence négative des autres.
Vous dites que la fin est venue, la fin de notre histoire? La fin du pouvoir? La fin de quoi?
J’imagine que c’est la fin d’un temps où nous n’étions pas nous même mais seulement des êtres humains séparés de nous-même. Moi je sais que je suis comme l’oiseau, l’arbre et la fleur, je ne sais pas pourquoi je le sais et pourtant je le sais. Je suis si petit qu’on ne me craint pas, alors on me parle, on me dit que je fais parti de la nature, et que je n’ai qu’à être à son écoute afin de connaître les secrets des mystères de la vie. La nature me dit que toutes les réponses à nos questions sont en elle, elle me dit aussi que mon monde intérieur est révélateur de la même essence que la sienne.
Elle me chante l’amour, elle me partage sa joie, elle me donne tout ce qu’elle est sans attendre autre chose que ma gratitude et mon respect. Elle m’a si souvent bercée sur ses eaux, elle m’a transportée sur sa terre, elle m’a enseignée la vie en se recréant dans son infini.
Pourtant, semble-t-il que peu de gens prennent le temps d’être à son écoute… ils ne savent ni voir, ni entendre…ils sont séparés de leur ressentie…ils ont oubliés de s’aimer. »