6/28/2009

ವೆಂಟ್ ದೇ ಚಂಗೆಮೆಂತ್

Vent de changement –Photo Hans Barzo!
Y’a comme qui dirait un changement dans l’air du temps, on pourrait croire que le flot de nos tourments trouve libération dans la mort qui va et vient au cœur des jours d’été. La mort est encore et toujours au rendez-vous, le roi de la pop est mort, l’amie d’une amie est morte, le fantasme du cinéma américain des années 80 n’est plus et un oiseau est venu mourir sous mon arbre.

La vie continue. . .
La mienne, et celles des autres qui toujours vivants tiennent à la vie, on ne va pas pleurer le roi de la pop très longtemps, personnellement, il est mort et je suis bien heureuse pour lui, le voilà enfin libéré de tout ce qui le rendait malade. Je n’irai pas plus loin sur le sujet de la mort, j’ai déjà fais le tour et je suis bien en vie, alors poursuivons sur un autre sujet qui à mon cœur tient place d’honneur.

L’art de vivre, voilà un sujet qui déborde dans tout les sens, l’art de vivre ou vivre de l’art?

À tout les jours, il nous est possible d’apprendre l’art de vivre ici même sur terre, comme en fait foi la nature qui est notre plus grande enseignante. Elle nous propose tant de ses sujets à observer afin de s’en inspirer pour nous même. L’art de vivre je connais…vivre de son art…ah…ça…c’est moins évident. L’artiste que je suis, et les artistes qui m’entourent connaissons l’art de vivre, nous qui sommes une espèce de messager de dame nature, elle qui nous dévoile au grand jour ce qu’elle est, et nous qui nous en inspirons pour vivre à travers nos propres créations. C’est si simple pour nous d’être présent à la nature et de s’en inspirer, elle est notre nourriture de l’âme, grâce à elle nous devenons créateurs…
Nous recevons tout ce qu’elle a à nous partager, ça vibre intérieurement pour ainsi prendre forme dans la matière, tout ça se fait naturellement, y’a rien à forcer, il suffit d’être ouvert et voilà comme par magie l’inspiration vient en nous. C’est si simple…et si plaisant!

L’art de vivre / vivre de L’art.
Beau paradoxe… que dis-je?
Le roi de la pop a au moins eu le privilège de vivre de son art…il lui manquait peut-être l’art de vivre? …peut-être?…je ne sais pas, n’ayant pas eu l’honneur de le côtoyer personnellement, mais j’ai pour mon dire que ce roi ne semblait pas connaître l’art de vivre…sa vie était plutôt dénaturée jusqu’au plus profond de son être…Avouez qu’il n’était pas très naturel à la fin de sa vie, à l’observer j’ai vu une transformation que je ne souhaite à aucun être vivant…bon passons.

Vivre de l’art, c’est recevoir la reconnaissance de la vie, et sincèrement je le souhaite à tout ceux et celles qui comme moi aspire à une vie meilleure dans tout ses aspects. J’ai toujours désirée au fond de mon cœur cette reconnaissance pour ce que j’ai à partager, même si parfois je suis si proche de ne plus y croire, je ne me décourage pas, j’ai la foi…et ça me suffit.Je pense à mes amis qui cherchent par tout les moyens de vivre de leur art…je suis dans la même situation sociale-économique et humaine qu’eux. Je sais que notre fragilité due à notre grande insécurité financière peut à tout moment nous pousser à faire d’autres choix qui ne sont pas toujours en résonance avec notre cœur…Le manque crée un état de survie…ça aussi la nature nous l’enseigne. Voilà…ceci étant dit je ne perd pas espoir, je sais que la vie se poursuit, et tant qu’il reste l’espoir tout est possible.


6/09/2009

ಅತುರ್ನಿಎ céಕ್ರೊಪಿಯ

L’Été dernier, j’ai fais la découverte d’une drôle de bestiole à moitié bouffée par la vie que voici… Une grosse chenille de couleur verte qui portait deux rangées de tubercules jaunes sur le dos et deux paires de gros tubercules rouge-orange près de la tête. Mon œil d’artiste en avait plein la vue…Phénoménale comme découverte, mais malheureusement elle n’a pas survécue.
Hier comme à l’habitude je nettoyais mon environnement de toutes ces toiles d’araignée, faut dire que par che-nous, y’en a à profusion. C’est à ce moment où je passais le balais afin de ne pas être envahie par ces grandes tisseuses des plus talentueuses que mon cœur s’est mis à battre l’hymne à la joie…devant moi se tenait là un immense papillon d’une grande beauté. J’étais sans mot…
Mon rythme cardiaque s’est accéléré à la vue d’un si beau trésor de la nature…j’étais vraiment sans mot…mais j’ai tout de même criée le nom de Sylvain qui était tout près…je lui ai carrément ordonnée d’arrêter sur le champs ce qu’il fessait afin qu’il soit lui aussi témoin de cette précieuse découverte. Et puis j’ai accouru chez mon voisin question de partager ma trouvaille…J’vous dis qui en avait des paires de yeux fixés sur ce merveilleux papillon, le voisin avec son portable qui déjà avait trouvé l’origine de notre invité de prestige…La voisine de retour de son travail avec sa caméra numérique à la main, et moi…se tenant là debout, penchée, à genoux…je n’en revenais tout simplement pas…Enfin….la chenille était devenue papillon.
Avouez qu’elle est superbe…c’est une Saturnie Cécropia d’une dimension d’environ 15 cm. Selon nos recherches elle est le plus grand papillon du Québec. Elle émerge de son cocon à partir du mois de mai et juin… La saturnie cécropia vit surtout dans les milieux boisés peuplés de feuillus, mais on la trouve aussi dans des lieux plus ouverts. Elle est parfois commune dans les banlieues et les grandes villes…comme à St-Zotique!
La vie adulte de cet insecte est essentiellement vouée à la reproduction. Pour assurer la fécondation des œufs, l'espèce s'est dotée de moyens efficaces. Le mâle, grâce à ses antennes ultrasensibles, est capable de détecter la présence des phéromones émises par une femelle à une distance de plus de 10 km, quand le vent souffle dans la bonne direction ! À une distance d'un kilomètre, il contournera divers obstacles pour rejoindre sa partenaire, toujours guidé par l'odeur. La femelle vierge attire le mâle en émettant les phéromones la nuit, à partir de 3 h environ, et jusqu'au matin. L'accouplement est plus ou moins long : il peut durer une dizaine de minutes ou se prolonger jusqu'à la nuit suivante. Certains mâles sont capables de féconder avec succès trois femelles durant leur courte vie d'adulte. La famille des Saturniides doit son nom aux célèbres anneaux qui entourent la planète de Saturne.

Ce matin à mon réveil je me suis empressée de retrouver ce sublime papillon mais il n’était plus là…C’est comme ça…La beauté est éphémère, le sublime se cache sous la forme d’un papillon qui se dépose tout près de nous, encore faut-il être disponible à l’émerveillement…J’aurais pu passer à côté sans jamais le voir, parce que trop occupée à jongler avec mes préoccupations du quotidien, mais je l’ai bel et bien vu, heureusement qu’ il ne m’est pas passé sous le nez…



6/06/2009

ಲ ನತುರೆ ಏನ್ éವಇಲ್ಲೇ


Nature en éveille…

C’est l’ mois juin, l’mois du grand réveil d’la nature dans sa délicieuse démesure.
Ça pousse tout partout, ça veut vivre comme j’aime dire…ben oui, ça veut vivre, ça veut être!
T’as même pas besoin de t’ casser la tête, de faire un emprunt à banque, de suivre une thérapie, tout est là sans que tu fasses l’effort d’y penser.
Comme à chaque année les végétaux sortent de la terre, poussent dans les branches, passent même à travers le ciment, c’est si fort…si puisant.
Pis y’a tout l’reste qui passe pas inaperçu. Je remarque que les oiseaux sont aux aguets, ils cherchent à protéger leur progéniture en se transformant en véritable F-18 attaquant ainsi froidement les bébêtes à quatre pattes… et en particulier mon chat….Pauvre Merlin, lui qui a perdu son instinct de chasseur le voilà confronté à des attaques aériens qui n’en finissent plus finir. Mais intelligent comme il est voilà qu’il fait preuve d’ingéniosité pour s’en tirer indemne…Voyez-vous c’est qu’il a compris que les oiseaux n’attaquent pas les humains, c’est pourquoi il me fait du charme afin que je sorte dehors avec lui. Il sait que j’aime le caresser, il le sait en maudit…Le p’ tit verra d’ mon cœur se roule sur la pelouse en offrant sa grosse bedaine molle à mes mains toucheuses de douceur…Y’é tellement intelligent…tellement manipulateur…j’suis fière de lui.

Aussi, je me suis fais une nouvelle amie, elle est du genre qu’on aime haïr mais moi je l’aime d’amour, je l’aime pour ses p’tites tétines qu’elle me dévoile à chaque matin comme si elle savait au fond de sa nature d’écureuil que cela suffisait pour que je prenne soin d’elle.

C’est une maman…elle est moche, a une queue toute dégarnie pis son poils est sale et moutonneux, mais je l’aime…Que voulez-vous, c’est comme ça L’AMOUR c’est une question d’atomes crochus. Donc, elle vient à ma porte à chaque matin depuis presqu’un mois, elle m’attend avec son sourire de rongeur et sa grande nervosité presque maladive, elle vient me demander sa dose quotidienne d’arachides. Au tout début, je lui offrais des noix en écailles, mais j’ai vite compris son manège, elle ne mange pas les noix en écailles, elle les cache quelque part et revient pour en avoir d’autres, c’est sans fin. Bon, j’ai remédiée à la chose en changeant l’offrande pour des arachides sans écailles et non-salées. Résultat, elle mange tout ce que je lui donne sur place ce qui me permet de l’observer, on a même développés ensemble d’un commun accord notre rituel matinal.
Elle arrive, je la voie, elle me voit, on se voit, je cogne dans la fenêtre à ma droite, elle va vers cette fenêtre, on se regarde, j’ouvre la porte, elle attend dehors que je lui dépose une pognée d’arachides sur le coffre en bois tout près de ma maison.
Aussitôt que je sors dehors, elle monte sur ma clôture, elle agite sa moche queue en guise de remerciement…bon…c’est ce que j’ crois…et elle attend que je retourne dans la maison pour enfin redescendre de ma clôture et manger à sa faim mes bonnes peanuts …
C’est un rituel qui nous apporte ben d’ la joie…j’ sais ben que les écureuils ne sont pas très appréciés de la plupart d’entre nous, j’ sais ben que tout ce qui se rapporte aux rongeurs est une nuisance pour le commun des mortels, j’ sais ben d’ trop que ce genre de p’ tites bêtes n’a pas grand résonance avec vous.
Mais c’est comme ça…c’est une question d’atomes crochus.

Ce matin je me lance le défis de vous faire aimer l’écureuil…hummmmm…plus précisément les rongeurs, ceux qui ont des p’tites dents pis qui rongent tout l’ temps, c’est parce que leur p’ tites dents poussent sans arrêt…Ils sont pognés à ronger durant toutes leur existence, pensez-y…
C’est pas commode d’être obligé de ronger …

Imaginez-vous deux secondes dans la peau de ce dernier…hé-hé…

Y’a du monde qui sont pas difficile à imaginer!!!

Hein?

On deviendrait ben fragile vu notre petitesse, on serait toujours sur nos gardes au cas où y’aurait danger d’être menacé…On aurait pas l’idée de se fabriquer des armes pour se protéger, on pourrait pas, on serait plutôt vulnérables, donc plus insécures, plus agités, plus angoissés. On ferait comme eux, on serait en survie, on agirait par peur de manquer de nourriture…on en mettrait de côté, au cas où, on sait jamais ce qui peut nous arriver ( ? )
La vie d’un écureuil ça tient pas à grand chose…


En tant qu’écureuil on serait ben insignifiant dans l’existence tout entière, mais…y’aurait quand même un bon côté à la chose, parcequ’ un écureuil ça de l’énergie en maudit. C’est un être qui est en maîtrise de lui-même, c’est agile comme ça se peut pas…c’est fou…Ils ont une habilité si remarquable au niveau de leur équilibre…c’est prodigieux…Ils possèdent une force intérieure qui dépasse les cardiaques de ce monde…Même s’ils ont un cœur aussi petit qu’une peanuts, ils arrivent à surpasser n’importe quel chat qui voudrait les pourchasser…
C’est vite comme l’éclair…

J’ai aussi remarqué que l’écureuil aime particulièrement jouer avec ses semblables, lorsqu’ils sont petits ils s’amusent les uns avec les autres, ils gambadent joyeusement d’un arbre à l’autre, c’est comme une danse sociale en nature. C’est beau à voir…j’aime observer mes p’ tits amis, en prenant le temps de les ressentir j’ai appris à mieux les comprendre et ainsi les accepter tel qu’ils sont. Maintenant que je les aimes…y’a comme qui dirait…nos atomes qui se sont crochus ensembles!