22.3.12

...


Je sais bien que je pense
et il parait que lorsque je pense
Je SUIS!
La fleur ne pense pas, donc elle n'est pas.
Et si elle n'est pas, qu' est-ce que c'est?

Une apparition
Une illusion optique du cerveau,
qui pense et réfléchi?

C'est un piège que je n'ai pas cherché à contourner,
cela a fait partie de mes moments de longues
réflexions...

Dans le vide, on cherche à tout comprendre,
mais y'a peu de chose à comprendre, et ça,
c'est bienheureux pour la fleur
car elle en a été épargnée.


8.3.12


À l’heure où c’est permis

À l’heure où l’ temps compte pu

Vu que l’ temps fige pas vraiment

Y fini toujours par s’écouler


* * *

Des heures au passé

Des minutes au présent

Pis des secondes suspendues

* * *

Pleines et généreuses

Pleines dans la prairie

Pleines dans la grandeur

D’une Pleine vu sur la mer

Être pleine de soi

Et ne plus être soi

Juste une autre parmi d’autres

Une autre de plus

Qui s’arrête quelque part

Une autre qui s’invite

Qui demande pas la permission

Qui n’a rien de plus

Ni rien de moins

Dedans

Pis aussi dehors

Pis en avant

Pis en arrière

Même en d’ sous

Jusqu’en haut

Partout

L’ absolu

* * *

J’étais là et ailleurs

À en perdre le Nord

Au Nord du Nord

Juste en haut d’ la sphère

Là où le temps est différent

Là où y’a des jours sans nuit

Et des nuits sans jour

L’endroit parfait pour y perdre

Toute notion du temps




25.2.12

Dans ton ciel bleu
Y' a des averses
des larmes aux yeux
Dans ton ciel bleu
Y' a des oiseaux plus grands que Dieu
Y' a des oiseaux
Y' a des orages
Y' a des orages qui éclairent nos cieux
Dans ton ciel bleu
Y' a des étoiles juste pour nous deux
Dans ton ciel bleu
Y' a des nuages
Y' a nos visages
Dans ton ciel bleu
Y' a du Soleil tout plein les yeux








« Le COEUR est un luth suspendu ; sitôt qu'on le touche,
il résonne... »

Edgar Allan Poe









« Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui
échappent à ceux qui ne rêvent qu' endormis. »

Edgar Allan Poe



12.2.12

...







« Dans la mort le chemin devient d'un seul coup si étroit que, pour passer, on doit se laisser tout entier. »

Christian Bobin


...





« Il y a dans la douleur une pureté infatigable,
la même que dans la joie,
et cette pureté est en route dessous les tonnes
d' imaginaires congelé. »


Christian Bobin

4.2.12

Il est bon




Affligé par les expériences
Désespéré des circonstances
Et de ces drames qui se vivent

L' influence du mal s' infiltre en nos corps
S' incruste dans les gestes
Et dans les paroles qui se heurtent
Sur le miroir de chacun

IL est bon
que j'ai été affligé
IL est sain qu' en mon âme
la vie m'est donné à souffrir
Afin qu' un jour s' ouvre en moi
ce coeur si bien fermé
À double tour c'est ainsi qu' on se sent protégé
Captif comme l' aigle en cage qui ronge
avec cette paix tranquille
les barreaux dorés

En nos profondeurs
La vraie semence peut germer
Se frayant une voie à travers les difficultés
Avant d' atteindre la surface
Elle s' est totalement enracinée

Nous sommes passants qui fatigués et trop chargés
Cherchent le repos dans l' éternité

Celui qui cherche encore
Ne cesse de chercher
Et celui qui a trouvé
En soi fortement troublé

Car émerveillé
Il deviendra
Émerveillé
Il régnera en son coeur

« Dis-moi :
comment cette richesse s'est-elle mise dans cette pauvreté ? »



Vigilance de l' instant




Peut- on espérer un jour meilleur que celui d' hier?
Si je suis si vigilante c'est qu'à tout instants
Et en ce jour de plus
Tendu vers l'inconnu
Je me souviens de ce doux mystère
Celui qui dort en toi
Celui que tu caches
Celui même que tu cherches à l'extérieur

Et moi,
je me souviens qu'il est temps de nourrir le feu

As-tu perdu de vue que ton coeur est noble?
Espères-tu le conquérir?
Es-tu plein de l' instant qui passe?
Sans rien craindre de ton avenir

Le feu est en toi
Il brûle les impuretés
Pourquoi te casses-tu la tête?
Pourquoi existes-tu au lieu de vibrer?

Ne crois-tu pas que le jour qui suit est prometteur?

Ton soleil peut briller de mille feux
Tu ne seras qu'une lumière de plus
Qui oses se dévoiler dans l' obscurité

Si un jour le soleil ne brille pas
N' oublie pas que le tien ne s'est jamais éteint
Il espère que ta tête forte communie avec lui

Nourris ton feu
Donnes lui ce que tu as de plus précieux
Tout cet amour que tu contiens
Pour que ta joie soit éternelle
Il y aura toujours ce nouveau jour
Où le soleil s' illuminera de l' intérieur

Tu sauras que tu es cette étoile
Cette intelligence lumineuse

Ne craint pas l' avenir de ce monde
Ne manque pas à ton devoir
Tu ne seras jamais un sauveur
Tu n'es qu' un feu qui se consume
Éclairant cette part d' humanité en toi
Réchauffant ton coeur au coeur de chacun

Ce jour est le tien
Comme tous ceux que tu as vécu

Sois une autre étoile du matin
Parmi celles qui brillent déjà
Celles qui comme la lune
S' illumine dans l'inconnaissable

Là où le mystère se dévoile
En chaque coeur de feu


23.1.12

...








« Un peintre c'est quelqu'un qui essuie la vitre entre le monde et nous avec de la lumière, avec un chiffon de lumière imbibé de silence. »

Christian Bobin

4.1.12

...


1

Grand jusque dans la plus petite chose qui soit aimée...


2

En ces temps cléments

puissions-nous espérer

l' amour véritable

Et en la bonté de ce monde

et de sa beauté révélée

nous jouissions enfin

de notre nature

vivante et accueillante

3

Plein d’espoir

face à nous-même…

le grand miroir des eaux pures

qui jaillit des ruisseaux

en se déversant dans les rivières

et puis dans les lacs

pour toujours et à jamais

retourner à la mer



4

Je suis cette eau

qui voyage

cette eau qui purifie

dans son langage

elle chante sa lumière

elle danse dans la tempête

et scintille comme les étoiles

du firmament…

5

Et toi qui croyais me connaître

n’ as-tu point remarqué

que je ne résiste plus aux changements

Je suis tel

l’arbre enraciné

la fleur fécondée

je suis l’abeille qui travaille

et l’ oiseau qui fend le ciel

Je suis l’espace qui n’a plus de fin

6

Oh ! toi l’ami

qui croyais en ma liberté d’expression

n’as-tu point entendu mon silence

qui chante à l’unisson :

Je ne reviendrai plus en arrière

désormais je suis dans l’instant du présent

je m’offre à l’amour

et en mon cœur qui respire

jamais je n’oublierai

le doux parfum du vivant :

7

L’humus de la terre

L’ air salin des grands espaces

L’ odorante fleuraison des champs

L’enivrement de la nature

Quel doux ravissement !

8

Et toi l’inconnu

Celui qui n’a pas encore goûté à ma joie

Celui qui demeure caché en son cœur

Avec désespoir

croyant qu’il ne peut être aimé

Avec hantise

par peur d’être possédé

9

Cueilles la lumière du matin

nourris-toi de cette amour

qui émerge de ma nature

laisses-toi bercer par le flot de mes vagues

abandonnes-toi à l’infiniment grand

là où ne peut exister autre chose

que la grâce d’être ici en cet instant

10

À toi aussi qui ne sais pas

Je sais que tu sais

Même si tu résistes

tu connais l ‘ essence de la vie

l’essentiel invisible à l’œil

et pourtant indispensable à toute vie

11

Ce souffle qui t’inspire

Cette lumière qui t’inonde

Désormais en notre mémoire

à jamais nous ne serons séparé

12

Pour que toujours

se crée et se re-crée

un nouveau firmament

une nouvelle voie lactée

si grand

jusque dans la plus petite chose

qui soit aimée.